La pensée positive : un antidote au cynisme ?

Étonnée de voir que 79 % des français croient partiellement à certaines théories du complot, je m’interroge sur ce phénomène par rapport au contexte de pensée positive comme antidote plutôt que d’entretenir ce courant de pensées négatives ou fausses.

Tout d’abord les théories du complot sont dans la sphère des fausses nouvelles, de la croyance de collusion entre les États et les pouvoirs financiers… Les liens qui sont faits entre les causes primaires et les effets visibles, par les adeptes de la théorie du complot, sont ténus et non-corrélés scientifiquement. Pourquoi accréditer une pensée complotiste? Est-ce pour entretenir une asymétrie entre les méchants puissants et les pauvres gentils? Est-ce par esprit de victimisation? Est-ce par manque d’éducation que les personnes deviennent hermétiques à la science? Qu’est-ce qui brise les liens de confiance entre le pouvoir politique, le pouvoir institutionnel, le pouvoir médiatique et la société? Toutes ces questions trottent dans ma tête.

J’ai remarqué que des personnes sympathisantes complotistes font preuve de cynisme, d’esprit critique négatif et trouvent toujours un coupable plus grand qu’eux.

Mon antidote au complotisme est donc d’entretenir une pensée positive, de faire confiance à ce qui se prouve et s’éprouve, et de prendre responsabilité pour les actions que nous posons.

Penser positivement : pour limiter l’esprit de victimisation, le cynisme ambiant et l’impuissance à changer les choses, la pensée positive s’avère un bel antidote. En effet, notre parole déclarative crée notre futur. Déclarons ce que nous aimons, apprécions ce que nous vivons, reconnaissons ce qui est bon chez l’autre, faisons la différence à notre échelle. Chaque goutte d’eau contribue à la création de flaques d’eau, de cours d’eau, de lacs et d’océans.

Faire confiance à la science et au pouvoir : avec l’avancée des technologies, l’accès à l’information est plus facile et la distance hiérarchique diminue entre les faibles et les puissants. La population est de plus en plus éduquée et peut vérifier avec quelques recherches l’information qui circule. La transparence d’information et des processus opérationnels diminuent les risques de malveillance ou de machiavélisme. De plus, avec le leadership participatif, le pouvoir réel est dans les mains de ceux qui s’impliquent. Soyons les acteurs des changements que nous voulons plutôt que des spectateurs !

Prendre responsabilité pour les actions que nous posons plutôt que de blâmer autrui. Plutôt que de maudire ou de dire du mal des autres, regardons ce que nous pouvons faire pour contribuer à la bonne marche de notre société. Mieux vaut une action constructive, positive et concrète que mille mots pour critiquer ce qui ne nous concerne pas.

En faisant ainsi, vous générez un cercle vertueux orienté vers l’écoute, la compréhension des personnes, leur consensus général et encouragez le terreau fertile de la confiance et des actions vers une société meilleure. De plus, vous attirerez des personnes autour de vous, car vous serez apprécié pour votre ouverture aux autres et votre optimisme.

Martine Chanier, MBA

Conseillère en gestion

info@agora-ressources.com

 

Référence:

http://www.huffingtonpost.fr/2018/01/07/79-des-francais-adherent-a-une-theorie-du-complot_a_23326443/