À peine la crise économique nous a-t-elle touchée que trop d’entreprises ont parlé de restructurations, de coupures de postes. Le cortège de licenciements massifs alimente chaque semaine, chaque jour, les nouvelles des médias.

Et si cette crise était une opportunité pour revoir nos processus d’affaires et nos stratégies d’entreprises, pour fonctionner d’une façon plus rentable en conciliant le coà»t sociétal. Ainsi au lieu de couper massivement dans la masse salariale, ce sera préférable de diminuer ce qui n’est pas stratégiquement intéressant, de se réajuster. Se priver aujourd’hui de talents importants qu’on espère pouvoir embaucher plus tard, lorsque les jours seront meilleurs, satisfait une stratégie réactive, à court terme et peu responsable socialement. Il me semble qu’il est temps de sensibiliser nos acteurs économiques à leur responsabilité sociale. De petites actions peuvent faire la différence. Il y a un lien logique entre le souci de l’entreprise de durer et de s’adapter et sa capacité à conserver ses ressources humaines essentielles. Un exemple d’adaptabilité : dans l’industrie de la presse écrite, ceux qui ont accueilli les nouveaux médias, comme le numérique et Internet par exemple, ont saisi la plus-value du traitement de l’information. Ils tirent leur épingle du jeu. Ceux qui sont restés ancrés sur leur conception traditionnelles du média écrit sur papier, n’ont pas compris ou entendu les changements souhaités par leurs clientèles, ils sont en difficultés économiques. (crise des quotidiens écrits traditionnels versus les medias sur le web).

Les frontières de l’entreprise avec son environnement externe sont plus perméables, plus ouvertes. Pour certains entrepreneurs, ce sera un défi et pour d’autres un tremplin. Alors qu’à Davos en Suisse se réunissent les chefs d’états puissants et qu’à Bélem au Brésil, se sont les défenseurs du Forum Social Mondial, nous proposons aux entrepreneurs d’intégrer ces deux aspects dans leur gestion, la finance et le social, harmoniser ces deux pôles, les faire converger!!!.

L’information intelligente peut déterminer le succès de la stratégie qui est la plus opportune. Ainsi l’entreprise saisit le momentum. L’amélioration continue, l’innovation, les informations sensibles sur la concurrence sont essentielles pour la pérénité de l’entreprise, comme le carburant ou l’électricité, le sont pour les voitures, pour rouler. Les PME passent trop de temps à gérer l’information intelligente ou elles négligent cet aspect faute de moyens. En période de crise économique, elles peuvent tirer profit de la situation en accédant aux informations pertinentes qui sont un véritable levier économique.

Mes suggestions du jour:

  1. Gestion partagée: partagez une partie de votre veille informationnelle avec d’autres entreprises, partagez-vous avec d’autres entrepreneurs, pour réduire vos coà»ts intelligemment. Partagez certains aspects de gestion qui peuvent être partagés.
  2. Profitez de cette période de récession pour repenser stratégiquement votre entreprise et non pour seulement réagir viralement à la crise par des coupures de postes.
  3. Faîtes appels à des consultants en gestion, consultez pour partager vos idées, pour vous adapter à la situation présente, pour surfer avec souplesse sur les vagues.

Etre entrepreneur c’est un sport extrême, prenons plaisir à s’ingénier et à remplir notre mandat sociétal.

Votre partenaire clé en conseil management :
Gestion de la performance, gestion de transition, soutien en restructuration
Martine Chanier
Conseillère en Gestion, Coach
www.agora-ressources.com